Pour affirmer les principes de la Révolution, les députés décident, en 1789, d’écrire un texte qui aura une portée universelle et qui servira de préambule à la Constitution française de 1791.
Mais quelles sont les failles de ce premier document?
Pour répondre, on suivra un plan thématique en expliquant d’abord comme la rupture avec la monarchie absolue est claire et manifeste, mais incomplète, puis comme les femmes sont exclues de la vie politique et sociale par cette déclaration.
L’introduction à la Déclaration constate que le bonheur de l’homme dépend de l’éducation, et donc de la connaissance et de la préservation de ses droits naturels. Pour cela la Déclaration vise à fixer des principes qui soient égaux pour tous et qui tiennent compte du bonheur commun.
Il y a donc, avec ce document, une rupture évidente avec la monarchie absolue, comme on peut voir en particulier dans l’article III et l’article VII. L’article III dit que «le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans le peuple, nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.» Ainsi les représentants du peuple français veulent remettre le pouvoir dans les mains du peuple même, pas comme dans l'âge de la monarchie absolue dont le roi était un seul homme qui détenait tout le pouvoir. Puis l’article VII dit que “nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi”, en se référant évidemment aux cas de détention injustifiés comme celui du masque en fer.
Cette rupture avec l’absolutisme est claire, mais incomplète, parce qu’on peut lire que cette même déclaration est “acceptée par le Roi”: les révolutionnaires avaient mis Louis XVI et sa famille sous assignation à résidence aux Tuileries, mais dans ce premier moment ils font réviser et signer les documents au Roi même s’il est prisonnier, peut-être parce que le peuple devait encore s’habituer à une nouvelle idée de République.
La Déclaration de 1789 et la Constitution de 1791 ne mentionnent cependant pas les femmes comme potentielles constituantes du nouvel État, ainsi que la feministe Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, publie une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en réponse aux documents qui excluent la femme de la vie politique et sociale. L’introduction affirme que “les mères, les filles, les sœurs représentantes de la Nation demandent d’être constituées en Assemblée nationale [...]”, alors que dans l’article 1 dit que “la femme nait libre et demeure égale à l’homme” et l’article VI dit que “la Loi doit être l’expression de la volonté generale; toutes les citoyennes et citoyens doivent concourir personellement, ou par leur representants, à leur formation [...]”.
Avec cela, Olympe de Gouge dénonce le fait que les femmes sont tenues à un niveau social plus bas que l’homme, alors qu’en réalité elles sont fondamentales pour la constitution du nouvel État, car elles sont les personnes sur lesquelles on fonde la famille, unité de fondement de la société. Elles sont donc à tous effets égales aux hommes, et par conséquent elles méritent une place dans la vie politique du pays.
En conclusion, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen présente des défauts d'incomplétude, mais il y a déjà les bases pour la Constitution qui sera promulguée en 1791. Même si en ce moment les révolutionnaires acceptent encore le Roi comme représentant du peuple, cela n'empêchera pas la tentative d’insurrection de Louis XVI et de Marie Antoinette contre la Révolution, qui sera arrêtée avec leur condamnation à mort et l’instauration de la Ière République.
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